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Le Brexit, un bon accélérateur pour le cours du bitcoin ?

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3 November 2019 19h / bitcoin

Le Brexit, un bon accélérateur pour le cours du bitcoin ?

Le secteur des cryptomonnaies, du bitcoin et de la technologie blockchain en général a connu une forte croissance dans la capitale britannique au cours des dernières années. Aujourd’hui, la situation semble beaucoup moins avantageuse en raison de l’incertitude provoquée par le phénomène Brexit et une possible mise en place de régulations plus strictes. Le Brexit pourrait donc être un tournant pour le Bitcoin : bonne ou mauvaise nouvelle ?

Après deux années sous la direction de Theresa May, le gouvernement britannique a négocié sa sortie de l’Union européenne, sans succès. Alors que le Brexit avec un « Deal » semble de moins en moins probable, le nouveau premier ministre, Boris Johnson, fait planer le doute et la peur au-dessus de La City en envisageant un Brexit sans « Deal ». Une telle décision pourrait mener à un véritable chaos politique et économique et à une potentielle envolée du cours du Bitcoin.

En effet, alors que Boris Johnson a connu de nombreux déboires avec le parlement britannique au cours des dernières semaines, la possibilité d’un Brexit « with no deal » est plus que jamais sur la table. Créant une véritable incertitude sur les marchés financiers. Si le Royaume-Uni en vient à quitter l’Union européenne sans accord, les entreprises du secteur technologique n’auront plus accès au marché commun européen. Il sera donc difficile pour les start-ups de la blockchain et du Bitcoin de justifier des bureaux à Londres sans disposer de l’accès à l’UE.

Felix Schipkevich, un spécialiste du droit des affaires basé à New York expliquait au sujet du Brexit : « L’incertitude concernant le Brexit et ses modalités a largement augmenté, en particulier pour les entreprises non britanniques qui ont des activités commerciales au Royaume-Uni. »

D’après une étude du Think tank New Financial, les entreprises technologiques ont déjà commencé à quitter le Royaume-Uni en anticipation du Brexit. L’Irlande en tire un fort avantage, en effet le pays devient la nouvelle place en vogue pour les entreprises du secteur technologique grâce à sa position dans l’UE, des réglementations fiscales avantageuses et une culture de la langue anglaise facilitant les communications internationales.

Sarah Hall, qui travaille au sein du groupe de recherche Changing Europe expliquait : « Si les fintechs ne peuvent plus recruter des spécialistes disposant de compétences en intelligence artificielle, machine learning et blockchain, cela pourrait fortement bouleverser le marché du travail au Royaume-Uni. En effet, actuellement les entreprises du secteur embauchent jusqu’à 25 % d’employés en provenance de pays de l’Union européenne (UE). »

D’autre part, le discours du président de la banque centrale anglaise Mark Carney, qui déclarait vouloir développer une monnaie globale pouvant remplacer le dollar à l’avenir est vu par certains observateurs comme un signe d’une possible interdiction du Bitcoin au Royaume-Uni en cas de Brexit. D’autant plus que Mark Carney avait précédemment déclaré que le Bitcoin et les cryptomonnaies n’avaient pas de valeur intrinsèque. Une opinion qui place une fois de plus la politique monétaire britannique très loin de la vision européenne. Bruno le Maire déclarait récemment imaginer un projet de cryptomonnaie européenne afin de réduire les coûts de transactions dans le système financier et monétaire international.

Ainsi, le prix du Bitcoin pourrait, lui, profiter de ce climat d’incertitude. En effet, le Bitcoin après s’être fait connaître pour sa forte volatilité devient aujourd’hui reconnu pour sa qualité de réserve de valeur sur les marchés internationaux. Cela est vérifié par la corrélation de son cours avec celui de l’once d’or, l’or étant la réserve de valeur de référence qui a d’ailleurs longtemps servi comme référentiel de change pour le système monétaire international. Depuis début 2019 l’évolution du cours Bitcoin est deux fois plus corrélée avec celle du cours de l’or que dans les années précédentes.

Pour l’instant, le cours du Bitcoin ne s’est pas envolé, il se maintient autour de la barre des 10 000 dollars. Cependant on peut remarquer que lorsque le cours avait commencé à baisser en dessous de la barre des 10 000 dollars il est très rapidement remonté au-dessus des 10 000 dollars alors que le Royaume-Uni et Boris Johnson entamaient une véritable crise politique et parlementaire.

Bien sûr, l’aspect international du Bitcoin explique aussi que son cours ne soit pas corrélé au seul évènement du Brexit. En effet, en ce moment l’incertitude est globale sur les marchés avec notamment de nombreuses tensions entre la Chine et les États-Unis. Tout cela, sans compter sur des situations économiques qui se détériorent dans de nombreux pays comme l’Argentine et le Venezuela.

Enfin, alors que les négociations montrent une possibilité de plus en plus prégnante d’un Brexit sans accord, le cours de la livre sterling baisse sensiblement. Elle a récemment atteint le même niveau que le cours de l’euro, un niveau que l’on n’avait pas vu depuis 1985. Il n’est donc plus de secrets pour personne que ce sont les banques centrales qui soutiennent l’économie mondiale en faisant tourner la planche à billets. Une telle politique crée un phénomène d’inflation des prix qui correspondent dans le même temps à une dévaluation des devises monétaires classiques.

Alors que les marchés financiers se portent plutôt bien, ils semblent donc sous assistance respiratoire constante des politiques économiques et monétaires internationales la question qui se pose aujourd’hui est donc celle de savoir quel sera l’élément déclencheur de la future période de grande récession économique. Le Brexit est bien placé pour en être un : réponse fin octobre ? En attendant, préparez-vous à acheter vos Bitcoins en vous rendant chez votre distributeur Keplerk.

Teidy Gao
Custom Service Manager

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